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De Sucre a La Paz, de la capital constitucional a la capital politica de la Republica plurinacional de Bolivia.

Toujours en vadrouille avec mes deux collègues Marine et Margot, et après avoir quitté Hélène qui s'en allait pour le Pérou puis l'Équateur, nous avons depuis Sucre mis les voiles sur la région de Cochabamba et plus précisément sur la petite ville de Villa Tunari, à la lisière de la forêt amazonienne. Nous y avons passé quelques jours à faire des balades entre une faune relativement prolixe et une flore pour nous exotique. On a pu aussi participer (de manière passive, certes) à la fête du collège du village avec son défilé enjoué et festif. À noter que pour l'occas' chaque classe s´était confectionné un char sur lequel paradait la "Miss" de la classe (élue par ses pairs, paraissait-il). On a aussi pu voir les nombreuses plantations de coca qui sont la base de l'économie dans cette partie de la Bolivie. La feuille de cette plante, avant d´être la matière première nécessaire à la fabrication de la cocaïne, est utilisée de façon ultra-courante (comme le café en Europe) par la majorité des boliviens comme un énergisant, un coupe-faim et un moyen de lutter contre le mal des montagnes. C'est ainsi que les chauffeurs de bus, les mineurs, mais aussi tous les vieux pépés et les Cholitas (femmes traditionnelles de Bolivie avec leur chapeau melon et leur grande jupe) qui vendent leurs empanadas dans la rue chiquent la feuille de coca depuis des milliers d'années : on porte à sa bouche entre 50 et 400 feuilles de coca que l'on mastique un peu puis qu'on laisse macérer dans la bouche sous forme d'une boule entre la joue et les dents et que l'on recrache ensuite au bout de quelques heures (là ça dépends des chapelles et de l'abondance car aussitôt recrachée on recommence...). Après Villa Tunari on est parti dimanche pour La Paz en faisant une étape par Cochabamba, le temps de voir que l'autre fou s'est fait jeter de l'Elysée et de se faire un restau accompagné d'un petit vin pour saluer la fin d'un règne, tout en ne se faisant guère d'illusion sur la dimension sociale et écologiste du roi suivant qui reste le produit d'un système représentatif où le citoyen lambda n'est invité à s'exprimer que tous les cinq ans pour choisir celui à qui il délèguera son droit de l'ouvrir, ou comme disait l'autre, "pour choisir celui qui le(s) fera crever"... Arrivés à La Paz hier lundi 7 mai, on reste ici quelques jours alors que les rues sont vides et la ville relativement calme du fait des deux jours de grève nationale appelés par la COB, la principale centrale sindicale bolivienne, dans le contexte de conflits sociaux qui touche actuellement la Bolivie.

Estamos siguiendo nuestro viaje, con mis dos colegas Marina y Margot. Dejamos la Helena que se fue a Perú y Ecuador, y nos fuimos de Sucre para la región de Cochabamba y más precisamente la localidad de Villa Tunari, que se ubica en la selva al comienzo de la Amazonia. Pasamos unos días allá, haciendo caminatas entre una fauna prolífica y una flora bastante exótica para nosotros. También participamos (de manera pasiva cierto) a una celebración popular en el pueblo con el desfile festivo de los jovenes del colegio municipal del cual era la fiesta. Para este gran momento, cada curso se había hecho una carroza en la que estaba "la Miss" del curso, elegida por sus compañeros supongamos. También vimos muchas plantaciones de coca que es la base de la economía en esta parte de Bolivia. La hoja de la coca, antes de ser la materia prima para la fabricación de la cocaína, se utiliza de manera muy corriente (como el café en Europa) por la mayoría de los bolivianos como un energisante, un supresor del apetito y un remedio contra el mal de altura. Es así que los choferes de buses, los mineros, y también todos los abuelitos y las cholitas que venden empanadas en la calle mastican hojas de coca todo el día, y eso desde hace miles de años. Se coloca en la boca de 50 a 400 hojas de coca y luego se les mastica un poco. Después se deja macerar en la boca en forma de una bola entre la piel de la boca y los dientes y se escupe después de unas horas cuando ya no da más jugo (la frecuencia de cambio de las hojas depende de cada uno y también de la abundancia o escasez del recurso...). Después de Villa Tunari, nos fuimos domingo a La Paz, haciendo una pausa a Cochabamba, el tiempo de ver que el loco Sarkozy estuvo derrotado a la elección presidencial francesa. Entonces nos fuimos a un restaurante para celebrar este fracaso y tomemos un bueno vinito saludando el fin de este reino... Pero tampoco la perspectiva que nos ofrece el nuevo presidente no nos alegra tanto porque sabemos que la ambición social y ecológica de este nuevo rey republicano es limitada. En efecto, como su antecedante, es ell producto de un sistema representativo donde el ciudadano está invitado a expresarse solamente cada cinco años para elegir tipos a los cuales delega su derecho a decidir de su vida, o como decía uno, "para elegir él que les matará"... Llegamos a La Paz ayer el lunes 7 de mayo, y nos quedamos aquí unos días. Las calles están vacías y la ciudad relativamente tranquila debido a la huelga nacional de dos días convocada por la COB, la principal central sindacal de Bolivia, en un contexto de conflictos sociales actualmente exacerbado acá.

De Sucre a La Paz, de la capital constitucional a la capital politica de la Republica plurinacional de Bolivia.

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S
Pareil ici.<br /> On a célébrer la chute du monarque à grand coup d'mousseux (ça va roter pour moi comme dirait l'autre), mais je l'attends au tournant tout autant le nouveau.<br /> Au pérou, les vieux indiens tannés par le soleil pieds nus dans les montagnes prenaient des petits pour de charbons avec la coca, pour que ça passe dans le sang plus vite je crois.
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